L’exécution sommaire du camarade membre du PCT, Hippolyte Kimbembe, en 1998 : un crime commandité par Sassou?
By webmaster1 On 7 Jun, 2019 At 11:05 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

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de jeunesse Kimbembe Hippolyte et sa femme

Le 17 décembre 1998, Sassou-Nguesso donnait l’ordre à ses miliciens Cobras, à ses mercenaires et aux forces armes congolaises de nettoyer les quartiers sud de Brazzaville. Le nettoyage fut systématique quartier par quartier, rue par rue, et maison par maison. Le bilan fut lourd ; les morts se comptèrent par centaines de milliers.

Mais, l’exécution sommaire par les Cobra, en 1998 à Bacongo, du camarade membre du PCT Hippolyte Kimbembe interpelle et révolte la conscience humaine. On se demande toujours qui a commandité ce crime crapuleux et pourquoi ; autant de questions auxquelles les orphelins Kimbembe aimeraient avoir des réponses pour calmer cette douleur insupportable. L’oubli de nos martyrs est une double mort. Dans ce crime, ce ne sont pas les Cobras qui sont coupables du crime. mais celui qui les a armé et donné l’ordre de tuer.

Qui est Hypolite Kimbembe ?

Tout d’abord, Kimbembe Hippolyte est né en 1942 à Brazzaville, c’est donc un vrai Brazzaville. Après des brillantes études primaires et secondaires à Brazzaville, il quitte le Congo pour poursuivre ses études universitaires en diplomatie en URSS où, il va côtoyer les futurs grands noms qui marqueront l’histoire de l’Afrique comme Boutros Boutros-Ghali, Abdelaziz Boutefika etc. De retour au pays, il intègre le ministère des affaires étrangères en 1967. En 1968, Marien Ngouabi le nomme représentant du Congo auprès de l’Onu jusqu’en 1970. Pendant la transition démocratique de l’après conférence nationale souveraine de 1991, André Milongo le nommé ambassadeur du Congo en Angola. Sur le plan Politique, il a toujours été membre du PCT et le revendiquait avec fierté. Il fut d’ailleurs la deuxième personnalité de l’ACAP (Association Congolaise d’Amitié entre les Peuples) après Bala Vital.

Mais, c’est très surprenant qu’un membre du PCT de cette trompe ne soit pas prévenu du nettoyage systématique des quartiers sud de Brazzaville. Personne au PCT n’a pensé sauver le camarade KIM et sa famille de la mort. Ce 17 Décembre 1998, le nettoyage fut systématique, et les morts se comptèrent par centaines de milliers. Sentant le piège, camarade KIM renonça de rejoindre le Pool pour ne pas tomber entre les mains de Toumi, le cheval de Troie de Sassou-Nguesso. C’est ainsi qu’il prendra le chemin des quartiers nord, et conseilla au gens de son quartier de faire la même chose.

Ainsi, en arrivant à la hauteur de l’église Notre-Dame de Bakongo, une Jeep des cobras à sa trousse qui venait de saccager son domicile, les arrête. Sans sommation, ils ouvrirent le feu sur lui en visant la tête. Tout ce spectacle se déroule devant les enfants mineurs de Kimbembe et sa femme. Une balle va même toucher un de ses fils. Le corps du défunt KIM sera laissé sur place par les cobras jusqu’à la sa décomposition. Un ses frères prendra le risque d’aller l’enterrera sur place, plusieurs jours après. Dans ce crime, ce ne sont pas les Cobras qui sont coupables du crime. mais celui qui les a armé et donné l’ordre de tuer. Quelle douleur insupportable causée par une telle perte, on pourrait se demander combien de temps ces sentiments vont-ils durer ?

Pour terminer, en exécutant sommairement, le camarade membre KIM devant ses enfants, les Cabras de Sassou ont traumatisé à vie ses enfants. La gravité du crime et de la blessure semble être plus importante aujourd’hui. Les orphelins Kimbembe aimeraient avoir des réponses pour calmer cette douleur insupportable provoquée par ce crime crapuleux : qui a commandé ce crime et pourquoi ? Ce petit texte de notre rédaction pour témoigner notre vive sympathie teintée de chagrin à Jacob Kimbembe et ses frères et sœurs. Puissent nos pensées et toutes nos affections vous soutenir en cette terrible épreuve.

Par sukissa

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