Congo-Brazzaville : La fin de règne de la famille Sassou en 2021 ne dépend pas de la diaspora, mais des Congolais de l’intérieur.
By webmaster1 On 1 Jun, 2019 At 08:59 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs », Article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793.

Les Congolais de l’intérieur ne doivent plus compter sur la diaspora pour chasser la famille Sassou-Nguesso en 2021 ; elle c« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs », Article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793onnaît des formes de limites que l’on pourrait qualifier d’intrinsèques, c’est-à-dire elle est corrompue par son essence même. Tous les francs-maçons et tous les diplômés Congolais des universités françaises, à la recherche d’un emploi, se revendiquent le titre d’élite ou d’opposant à Sassou-Nguesso ; uniquement, pour se faire remarquer et obtenir l’objet recherché. N’est-il pas temps de zapper tous ces escrocs et de vous prendre en charge vous-mêmes?

Tout d’abord, notre pays est guetté par deux démons qui le tirent à hue et dia. Le premier démon s’appelle Sassou-Nguesso ; certes un décati, mais toujours bien vivant. Il nous fait sombrer dans la haine de l’autre, du nord au sud, dans une croyance aveugle du tribalisme exacerbé. Le deuxième démon, avatâr du premier ; ce sont les francs-maçons et les diplômés congolais des universités françaises, qui attendent un poste lié au pouvoir ou à l’argent de Brazzaville. Ces gens qui sont prêt à trahir la volonté populaire pour satisfaire leurs intérêts égoïstes portent en eux la mort, la corruption, les assassinats, le tribalisme, le mensonge, la division ; c’est la seule façon, pour eux, d’être au sommet de la pyramide.

De ce fait, voilà où nous en sommes au Congo, les démons au service du colonialisme ont vaincu le peuple congolais, du nord au sud. En 2021, la Françafrique et l’Elysée vont nous forcer à choisir encore entre la peste et choléra, entre Sassou-Nguesso et un autre démon corrompu et traître. Comprenez-vous, vous qui suivez ces démons !

Par contre, pour avoir choisi l’hédonisme au combat politique, la diaspora congolaise de France est devenue un vrai frein pour la libération du Congo. Nous l’avons vu et le voyons avec les francs-maçons congolais et les diplômés des universités françaises, qui trahissent à chaque élection présidentielle le peuple congolais. Ces soi-disant intellectuels refusent de sortir du mythe de diplôme, de s’extraire du tendre et confortable cocon du titre. La peur du risque politique, et l’immobilisme qui s’ensuit marque leur crainte de se battre contre Sassou-Nguesso et contre leurs Grands-maîtres Francs-Maçons.

En vérité, ce qui anime ces gens-là, ce sont les richesses, les biens personnels, les statuts, le pouvoir et tout le reste. C’est comme-ci être franc-maçon ou avoir un diplôme donnait droit à tout. Ils savent pourtant bien qu’en France, pays qui les a formé, il en existe des francs-maçons et des diplômés d’universités au chômage. Nous devons remplacer nos désirs personnels par cette question inspirée des « Mbongui-Bakongo » : “comment puis-je rendre service à mon pays et servir mon peuple ?”

Puisque, le mythe du diplôme obsède leur ego et entrave l’unité de la diaspora ; nous devons nous exercer à mettre notre ego de côté pour nous laisser guider à la vision politique. Faisons confiance à la vision politique et soyons à l’écoute de notre peuple, à l’écoute de ce qui fait avancer, de ce qui n’est pas sous la domination de l’ego, et devenons libres et beaucoup plus productifs pour notre peuple.

D’ailleurs, Sassou-Nguesso, le vassal de la France, qui nous malmène, n’a jamais eu de diplôme, de vision politique, de projet politique mobilisateur qui montre l’avenir du Congo du doigt, auquel tout le peuple adhère du nord au sud. Le rôle de la diaspora continue à alimenter controverses et polémiques autour d’une mobilisation contre le soutien de Sassou-Nguesso par l’Élysée et le Quai d’Orsay à Paris.

Parce que, ceux qui cherchent des postes,  par conformisme intellectuel et maçonnique étouffent et empêchent cette mobilisation en vulgarisant l’idée selon laquelle : « la France n’a rien avoir concernant notre malheur, et que seul Sassou-Nguesso est coupable devant l’éternel ». C’est là où se trouve la faute de la diaspora si porteur d’espoir auprès des congolais restés au  pays. La libération d’un pays ne s’intéresse pas aux statuts ni aux diplômes. Que valent d’ailleurs vos statuts et diplômes sous Sassou-Nguesso ? Rien !

A plus forte raison, le rôle de la diaspora congolaise de France devrait être, en priorité, celui d’interpeller les dirigeants français, concernant le soutien de la France à Sassou-Nguesso. Et aussi, de les interpeller tant sur leur conception des droits de l’homme que sur leur conception de l”amitié qui nous lie. Parce que au Congo, le comportement de la France ne reflète ni les droits de l’homme ni l’amitié envers le Congo. Le paradoxe vient du fait que les dirigeants français prennent comme à revers les valeurs que prône leur pays dans le monde.

A vrai dire, l’histoire semble bien donner raison à André Matsoua : « Nous ne sommes pas indépendants ! ». La diaspora refuse de se battre pour l’indépendance du Congo, et le soutien de l’Élysée à Sassou en 2016 est venu nous le rappeler avec force. La tension entre la légitimité issue des urnes et celle accordée par l’Élysée est le fondement de la crise congolaise. Mais que fait l’élite congolaise de la diaspora ? Rien du tout !

En claire, notre pays n’a pas connu d’équivalent. Matsoua, Bouéta-Mbongo, Mabiala Manganga et tant d’autres resteront éternels. Notre pays est plongé dans une dépression dont nous connaissant tous les causes. La diaspora de France donneuse de leçon condamne les laissées-pour-compte pour le “Boukoutage” (mot utilisé par les couches populaires congolaises pour désigner la corruption en politique).

Raison pour laquelle, nous réaffirmons avec force que le génie politique congolais n’est jamais venu des diplômés ou des francs-maçons, mais des anonymes. Ceux qui aiment le Congo dans la diaspora devraient, tout d’abord, rompre avec ces « Boukouteurs ». Il faut revenir aux fondamentaux : marche, sit-in devant Total, devant le Quai d’Orsay, devant le parlement de l’UE, et devant le siège de l’ONU pour dénoncer le soutien de la France à Sassou-Nguesso.

Pour terminer, les Congolais de l’intérieur ne devraient plus compter sur la diaspora. En politique, il est question de vision, il y a un déficit de connaissance et de compréhension de la situation de notre pays dans la diaspora. Examinons à la lumière ce qui se passe. Pour 2021, l’objectif c’est la restauration de l’État et le départ de la famille Sassou-Nguesso dans un premier temps. Notre pays est toujours sous la colonisation. La dynamique du départ de Sassou-Nguesso devrait être mise en place pour faire reculer ses soutiens français. « Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l’insurrection est, pour le peuple et pour chaque portion du peuple, le plus sacré des droits et le plus indispensable des devoirs », Article 35 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1793.

Par BISHIKANDA DIA POOL

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