Macron et le dictateur Sassou-Nguesso bras dessus, bras dessous: les binationaux qui ont voté Macron n’ont plus que leurs yeux pour pleurer.
By webmaster1 On 23 Oct, 2018 At 08:31 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

À l’heure où la Chine inonde les marchés africains des produits finis, et que des chemins de fer électrifiés ou des centrales hydroélectriques sortent de terre ; force est de constater que la France passe son temps à soutenir les dictateurs qui massacrent leurs peuples pour se maintenant au pouvoir par la force des armes, aux mépris des droits de l’homme qu’elle prétend défendre dans le monde. Les projets chinois ne continueront-ils pas de voir le jour dans un contexte de coopération sino-africaine florissante?

En effet, la France n’a jamais changé de logiciel politique dans son ancienne colonie du Congo. Déjà à la fin des années 1940, Sir Oswald Mosley fut le seul à envisager une Europe, Grande-Braetagne incluse, mettant ses colonies africaines en commun pour constituer un ensemble Euroafricain. Mais la France a toujours impliqué l’Europe que dans le seul but de sauver ses intérêts en Afrique. Et contrairement à des interprétations partisanes de la conférence de Brazzaville du début 1944, celle-ci n’envisagea aucunement les indépendances des colonies, mais la transformation de l’Empire français en Union française, qui vit d’ailleurs le jour en 1946.

Puisque, l’Afrique francophone ex-colonie a toujours servi de réservoir de matières premières à la France et à ses partenaires de l’Union européenne qui cautionnent aujourd’hui les crimes de Sassou-Nguesso et le génocide encours dans le département du Pool au Congo ; la seule manière dit-on d’isoler ce pays d’éventuels concurrents non européens.

Et, la ruse trouvée par la France pour mettre la main sur les richesses du Congo, c’est d’imposer son vassal qui travaille pour la disparition des populations locales, le maintien des ethnies artificielles issues de la colonisation où les vrais Bakongo sont minoritaires et mélangées avec son escorte coloniale venues d’Afrique de l’ouest (Dahoméens, Sénégalais, Maliens, Guinéens, Nigériens…). Sassou-Nguesso mène actuellement une guerre secrète par procuration contre les Bakongo, les Batéké et les Pygmées ; guerre que la France serait politiquement impossible de mener ouvertement.

Ceci dit, Binational franco-africain qui a cru aux promesses d’Emmanuel Macron concernant la fin de la Françafrique : « ne regrette rien, il faudra toujours continuer à apprendre et à te perfectionner, et ce n’est pas à l’école que tu pourras le faire. L’école donne des diplômes, mais c’est dans la vie qu’on se forme », Amkoullel l’enfant peul (1991) d’Amadou Hampâté Bâ.

Raison pour laquelle, nous n’arrêterons jamais de dire que la politique de la France en direction du Congo oscille toujours entre le soutien au dictateur Sassou-Nguesso, interventionnisme dans le pré carré en cas de difficulté de ce dernier, francophonie, Franc CFA, caution au régime dictatorial dans le cadre de l’Onu et l’utilisation des réseaux de la Françafrique pour saper le moral de l’opposition politique et du peuple souverain sur le plan psychologique.

La preuve, au fil des années, la relation Macron Sassou-nguesso a évolué dans le sens d’une vraie complicité entre les deux hommes ; oubliant que le dictateur 8% a changé la constitution unilatéralement et commis un hold-up électoral à la dernière présidentielle après avoir arrêté son principal opposant et massacré son peuple dans un génocide d’un autre âge.

Où que se tourne aujourd’hui le regard des Congolais, ils ne peuvent que constater le soutien français au dictateur le plus sanguinaire de la planète terre pour soi-disant sauvegarder ses intérêts qu’aucun Congolais ne menace. Présenté par certain comme celui qui devait mettre fin à la Françafrique, Macron n’a pas dérogé à la règle. Il soutient le dictateur Sassou-Nguesso comme son prédécesseur. La présence de Jean-Yve Le Drian que les congolais appellent Le Truand, n’arrange pas les choses.

Et pourtant, la France dispose d’atouts importants au Congo: la diaspora congolaise de France composée à majorité des binationaux, la langue française, l’histoire commune partagée, un réseau étoffé de centre culturels, des lycées, et l’élite congolaises francophiles. Mais en dépit de ces atouts, elle est incapable de faire face à la concurrence avec des pays comme la Chine qui n’ont quasiment rien sur place.

Par ailleurs, le Congolais a trop tendance de compter sur les présidents français pour opérer les changements politiques qui s’imposent dans son pays. Et cette manière de voir les choses est vectrice de conflit d’allégeance à la France, qui n’attend que cela pour sauvegarder ses intérêts acquis depuis la colonisation. C’est notre liberté qui est enjeu, et c’est à nous Congolais de nous battre pour notre liberté ; personne ne le fera à notre place dans ce monde injuste!

Parce que, laisser croire aux Africains en général, et aux Congolais en particulier qu’Emmanuel Macron a le pouvoir de mettre fin à la Françafrique, fait partie du discours convenu pour déplacer les binationaux franco-africains dans les urnes au moment de l’élection présidentielle en France, mais pas la vérité qui est tout autre. Le contexte international ne le permet déjà plus. Et surtout avec les mensonges sur les crimes contre l’humanité commis soi-disant par Laurent GBAGBO en Côte d’Ivoire, les Africains devraient sortir de leur très longue torpeur.

En vérité la France n’a pas su anticiper les évolutions qui sont intervenues au Congo et partout en Afrique, en particulier l’entrée de l’Afrique dans la mondialisation. C’est ce manque d’anticipation qui a poussé la France à sacrifier le très populaire général Jean-Marie Michel MOKOKO. Les gouvernants français n’ont pas vu venir le progrès démocratique accompli par les Congolais ni même leurs aspirations à une vie meilleure. Les priorités françaises au Congo sont en contradictions avec celle du peuple congolais.

Pour terminer, le vent de changement souffle trop fort et la France aura du mal à maintenir les Congolais dans l’esclavage de la dictature de Sassou-Nguesso. L’issue du Combat semble aléatoire de deux côtés. La France se trompe de stratégie en soutenant son vassal qui a changé unilatéralement la constitution ; constitution qui l’empêchait d’un troisième mandat successif. Emmanuel Macron aurait-il déjà oublié le hold-up électoral de son chouchou à la dernière présidentielle après l’arrestation de Jean-Marie Michel MOKOKO et la planification d’un génocide dans le département du Pool pour traumatiser son peuple par la peur ? -Macron et le dictateur Sassou-Nguesso bras dessus, bras dessous: les binationaux Congolais qui ont voté Macron n’ont plus que leurs yeux pour pleurer !

Par BISHIKANDA DIA POOL

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