Sassou-Nguesso en visite à Paris pour la crise libyenne : le nouveau prétexte de l’Élysée pour forcer sa reconnaissance internationale aux autres États
By webmaster2 On 1 Jun, 2018 At 03:15 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

Le monde évolue et se transforme un peu plus chaque jour, mais le logiciel de la France en ce qui concerne sa politique africaine, n’a pas pris des rides.  Pourtant changer cette vision colonialiste et esclavagiste devient de plus en plus une nécessité pour la survie de ses intérêts économique au Congo. Mais la France s’exonère de cette réflexion au prétexte que, si Sassou-Nguesso quitte le pouvoir, son avenir sera incertain dans ce pays. Raison pour la quelle nous nous posons cette question : « Mais qu’est-ce que ce dictateur sanguinaire qui a ruiné son pays et hypothéqué l’avenir de son peuple, donne à la France qu’aucun autre Congolais ne peut lui donner ? »

En effet, la France est toujours prête à apporter son soutien au dictateur Sassou-Ngueso en grande difficulté dans son pays, et sa présence à Paris n’est donc pas une surprise. Elle veut lui donner une légitimité internationale, à défaut de la légitimité populaire qu’il n’a plus depuis le changement unilatéral de la constitution qui l’empêchait d’un troisième mandat successif ; depuis son hold-up électoral à la dernière présidentielle où, il n’a obtenu que 8% ; et depuis qu’il commet un génocide dans le Pool et arrête arbitrairement tous les vrais opposants politiques et d’opinions du pays.

En vérité, la France veut imposer son vassal congolais ; vassal qui a commis des crimes contre l’humanité pour défendre ses intérêts qu’aucun Congolais issu des populations locales ou de la colonisation ne menace.

Mais qui va donc réparer les crimes de Sassou-Nguesso ? Des têtes des Bakongo ont été coupées et montrées dans les rues de Brazzaville comme des trophées de guerre en chantons : « To bomi ba Kongo ! ». Mais qui va payer pour la faillite du pays, pour le pillage du trésor public et pour l’hypothèque du pétrole ! Mais qui va donc payer pour les génocides répétés dans le Pool et pour les déstructurations des maisons ! Monsieur Macron qui cherche à légitimer Sassou-Nguesso doit nous donner le nom du vrai responsable de notre malheur!

Raison pour laquelle, nous rappelons à la France, membre permanent au conseil de sécurité de l’ONU, l’Article 21 de la déclaration universelle des droits de l’homme du 10 décembre 1948 : «… La volonté du peuple est le fondement de l’autorité des pouvoirs publics ; cette volonté doit s’exprimer par des élections honnêtes qui doivent avoir lieu périodiquement, au suffrage universel égal et au vote secret ou suivant une procédure équivalente assurant la liberté du vote. »

En d’autres termes, c’est au peuple Congolais qu’il appartient de choisir librement leur statut politique et leurs dirigeants futurs conformément aux dispositions pertinentes de la Charte, de la Déclaration sur l’octroi de l’indépendance aux pays et aux peuples coloniaux et des résolutions pertinentes de l’assemblée générale.

Dès lors, Sassou-Nguesso est donc un putschiste, et la résistance à l’oppression est un droit reconnu par la nouvelle constitution du Congo et par l’Onu. C’est ce que le général Mokoko a appelé la désobéissance civique. C’est un droit qui légitime le recours à la violence face à l’oppression subie par le peuple congolais. L’exploitation préjudiciable et le pillage du pétrole et des autres ressources naturelles, en violation des résolutions pertinentes de l’ONU, compromettent la souveraineté, l’indépendance, la tenue des élections libres et l’existence de l’état de droit au Congo.

Or, en cautionnant ses crimes et en légitimant sur le plan international son pouvoir assassin ; la France poursuit, par ces deux actes, sa politique de la colonisation du Congo ; colonisation qui n’a jamais d’ailleurs terminé. Parce que l’indépendance du Congo n’a été qu’une indépendance de façade. Par la ruse et par la force des armes, la France a transmis le pouvoir politique congolais entre les mains de ses vassaux ouest-africains, au détriment des populations locales du Congo (Bakongo, Batéké et pygmée). L’élévation au rang de héros éternel et de défenseur du Congo du vassal sénégalais de la France, Malamine, confirme cette vérité.

Que des crimes et des dégâts !  Il n’y a que crimes et dégâts que le soutien de l’Élysée à Sassou-Nguesso apporte au Congo. Plus ce soutien dure dans le temps, plus il a des effets destructeurs sur le pays et sa population. Quand l’Élysée apporte son soutien à Sassou-Nguesso, et que des vies ont été détruites que peut encore dire la France au monde entier ? Ni Macron, ni son vassal congolais ne peuvent nous ramener à la vie toutes ces personnes massacrées gratuitement. Mais devant Dieu et devant les hommes, tôt ou tard, un jour le Karma sonnera à la porte des vrais coupables du malheur congolais.

Raison pour laquelle, les francophiles congolais à l’image de l’association BISHIKANDA DIA POOL, appellent à un changement de politique africaine vis-à-vis du Congo et dans toute l’Afrique francophone (ex-colonies françaises). Ce changement de logiciel aura des effets positifs sur la survie des intérêts français dans ces pays. Soutenir Sassou-Nguesso devient un suicide qui expose la France, pays des droits de l’homme, comme étant le chef de file de la mafia internationale (la Françafrique) qui détruit le Congo et toute l’Afrique francophone. Cela ne va qu’à croitre le sentiment antifrançais dans ce pays. Il y a donc urgence !

La présence de Sassou-Nguessso au sommet sur la crise libyenne, à Paris, est une ruse de la France qui a pour objectif de lui redonner une légitimité internationale qu’il n’a plus depuis son humiliation aux États-Unis à l’ONU. Ceux qui ont détruit la Libye et tuer Kadhafi, sont connus de tous. S’ils ont détruit ce pays sans l’UA, ils peuvent donc trouver les solutions pour réparer leurs dégâts sans l’Afrique. Mais que fait donc Sassou-Nguesso à Paris ? Son faire de pronostic alarmiste, on peut difficilement imaginer que cette rencontre sur la Libye change son sort. La France veut donc imposer son vassal au Congo en lui octroyant la reconnaissance internationale française.

BISHIKANDA DIA POOL

(L’Association des Congolais de la Diaspora)

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