Congo-Brazzaville: Mais que cachent le procès et la condamnation de Mokoko à 20 ans?
By webmaster1 On 13 May, 2018 At 08:08 AM | Categorized As Uncategorized | With 0 Comments

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Le temps politique est très nuageux actuellement au Congo, puisque le général et opposant congolais Jean-Marie Michel Mokoko vient d’être condamné, ce vendredi 11 mai, à vingt ans de prison pour atteinte à la sécurité intérieure de l’État ; à cause de son intention de faire un coup d’État contre le dictateur Sassou-Nguesso, 10 ans auparavant.
Or, un peuple qui s’instruit et réfléchit est toujours considéré comme une menace pour la classe dominante dont la principale préoccupation est de se maintenir au pouvoir. Parce que à ces gens-là, à ce peuple-là ; il n’est plus possible d’imposer son autorité et sa volonté.
Si tel est le cas, mais que cache donc le procès Mokoko? Notre réaction tournera autour d’un seul point, notre réaction de citoyen congolais qui se soucie de l’avenir de son pays.

En effet, en tant que citoyen Congolais, je suis très triste pour mon pays, par rapport à la condamnation de Jean-Marie Michel Mokoko à vingt ans de prison pour « atteinte à la sécurité intérieure de l’État ». Comme à l’église, l’intention devient un crime. Mais s’il y a un putschiste né qui mérite cette condamnation, c’est bien Sassou-Nguesso avec plus de trois coups d’État à son actif.

Aussi, en mars 2016, Parfait Kolélas et le général Jean-Marie Michel Mokoko terminaient respectivement premier et deuxième au premier tour de l’élection présidentielle, et Sassou-Nguesso éliminé ne recueillait que seulement 8% des voix. Ce scrutin avait abouti au hold-up électoral de Sassou-Nguesso avec 60 % des suffrages. Le général Mokoko, 71 ans, avait refusé de reconnaître sa réélection en appelant à la « désobéissance civile », avant d’être arrêté en juin.

Eh oui, comme les saisons qui se succèdent (saisons des pluies, saisons sèches), tous les changements qu’elles entraînent sont comme un langage qu’il faut déchiffrer. S’il y a eu un avant procès Mokoko, il y aura aussi forcément un après procès. Les Congolais doivent arrêter de rêver. Il y a l’éveil et le sommeil. Dans tous les domaines on retrouve ces mêmes lois. Mais que cache donc la condamnation de Jean-Marie Michel Mokoko?

Or, pendant que les Congolais sont dans l’émotion, pendant que les Congolais sommeillent ; il se prépare aussi la succession de Sassou-Nguesso par son fils. Ainsi le procès de Mokoko correspond au sommeil, à la nuit. Et l’éveil, le jour correspond à la vérité cachée au Congolais. Ce projet deviendra effectif tant les Congolais continueront à sommeiller.

Raison pour laquelle, le procès Mokoko est synonyme des nuages qui couvrent le ciel et empêchent le soleil. 8% veut les maintenir au-dessus de nos têtes.

Donc, c’est le moment de faire un travail de conscientisation du peuple. Les ténèbres occasionnées par ces nuages représentent l’inorganisation et le chaos politique. Cela a pour but d’empêcher la vérité sur la succession de Sassou-Nguesso (soleil). Sassou-Nguesso veut une succession dynastique. Y a-t-il eu un deal entre Mokoko, la France et Sassou-Nguesso? L’avenir nous le dira !

Pour terminer, Le procès et la condamnation de Mokoko ont pour but de cacher la succession dynastique et maintenir le peuple dans les ténèbres . Le temps politique est très nuageux au Congo actuellement, nous devons nous organiser pour barrer la route à la succession dynastique de Sassou-Nguesso. Il faut que le soleil se lève dans ce pays pour que devienne visible et précis le projet caché par 8%. L’opposition congolaise devrait se mettre au travail pour une prise de conscience politique des Congolais, du nord au sud. Cette fois-ci la famille Sassou-Nguesso ne nous échappera pas.

Par BISHIKANDA DIA POOL

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