Congo-Brazzaville: Jusqu’où ira Mr 8% dans sa folie de faire oublier sa déculottée des USA aux Congolais?
By webmaster1 On 31 Dec, 2016 At 11:29 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

sassou56Depuis la fessée déculottée de Mr 8% aux États-Unis, il y a une vraie panique du côté de Brazzaville, et beaucoup de Congolais sont persuadés que le régime issu du hold-up électoral du 20 mars 2016 n’a jamais été aussi fragilisé que ces derniers jours ; en raison de l’humiliation subie par Sassou-Nguesso, lorsque le porte-parole de Donald TRUMP a démenti les propos de Thierry Moungala ; un démenti qui a fait passer les autorités congolaises comme étant des vrais mythomanes, et de Sassou-Nguesso la risée du monde.

La mutinerie de la maison d’arrêt de Brazzaville décrit d’un mot la vraie nature de Mr 8%. Sassou-Nguesso a vieilli, mais n’a pas changé. Parce qu’il a toujours résolu un problème en le remplaçant par un autre problème plus grave encore pour traumatiser les Congolais par la peur. Ne tente-il pas là, avec cette mutinerie, d’effacer sa déculottée dans les têtes des congolais, et de la remplacer par d’autres images plus choquantes?

En effet, Sassou-Nguesso est un adepte du terrorisme d’État. Le terrorisme d’État consiste en l’anéantissement des opposants au régime par la méthode des groupements districts de l’État, mais en réalité manipulés par lui. Il a toujours cherché à traumatiser les opposants et son peuple par la peur des armes pour résoudre un problème qui lui fait obstacle. La violence est devenue son seul moyen pour assouvir ses désirs politiques, ses désirs économiques, ses désirs financiers…

En guise de rappel, la violence au Congo est un héritage de la colonisation française ; elle est devenue endémique, et prend toujours la forme d’une machination politique contre les populations locales, pour maintenir au pouvoir l’élite issue de la colonisation d’origines d’ouest-africaine : les Soudanais français (on regroupera sous ce terme les différents peuples du littoral de l’atlantique Occidentale et des bords du Sénégal, de la Gambie et du Niger : les Sénégalais, les Maliens, les Guinéens, les Mauritaniens, les Nigériens…) et les Guinéens ( il s’agit de peuples vivant plus au sud, mais toujours au nord de l’équateur dans toute la région du golfe de Guinée : Béninois, Ivoiriens, Togolais, Burkinabé, Ghanéens, Nigérians, Libériens…).

Alors que les populations locales du Congo sont les Bantu (il s’agit des peuples vivant au sud de l’équateur, principalement dans le royaume Kongo d’après l’UNESCO, Histoire générale de l’Afrique – Études et documentations – page 281). La violence au Congo s’exerce toujours contre ces premiers occupants des terres du Congo avant l’arrivée du colonisateur français.

A vrai dire, la violence au Congo est une technique consciente et rationnelle par laquelle, Sassou-Sassou et son ethnie artificielle (les Mbochi), avec la complicité de la France, exercent une contrainte par les armes sur le peuple congolais, en vue de faire de la conquête coloniale française du Congo un acquis éternel, et des Mbochis les héritiers légitimes des colons français au Congo.

Raison pour laquelle, la mutinerie de la maison blanche n’est pas un acte gratuit, mais a pour effet recherché de faire effacer la fessée déculottée des États-Unis. Le régime avec ses milices veut porter atteinte à l’autonomie de décision des Congolais. La domination politique est donc le salaire de cette violence à la maison d’arrêt. Le facteur favorisant c’est les images d’un Sassou-Nguesso humilié pour sa mythomanie du rendez-vous avec Trump.

Et, comme les Mbochi disposent du soutien de l’Élysée et du Quai d’Orsay, et comme les moyens matériels de contrainte de l’État Congolais sont entre leurs mains (l’armée, la police, la gendarmerie, la justice, l’administration…) ; cela devient facile pour eux de fomenter les complots à leur guise.

Dès lors, la violence est devenue le seul moyen pour Sassou-Nguesso d’assouvir son désir de présidence à vie ; et les opposants politiques sont perçus comme une menace, comme des ennemis. C’est du terrorisme d’État !

Cependant, en autorisant le dictateur Sassou-Nguesso de consulter son peuple, alors que la constitution lui interdisait, Français Hollande a fait du Congo une cité guerrière. Aujourd’hui au Congo, toute légitimité politique est issue des armes et de la guerre civile. La France se retrouve, en raison du soutien de François Hollande à Mr 8%, confrontée à un profond désamour en Afrique. À l’heure où Donald TRUMP prône le protectionnisme économique aux États-Unis ; la France se fait des ennemis au Congo en soutenant Sassou-Nguesso qui a fait un hold-up électoral et massacre son peuple dans le département du Pool.

Conséquences, les réactions sur les réseaux sociaux et Internet sont vives, et la presse africaines s’en est mêlée en rajoutant une couche. Papi Sassou et son complice François Hollande sont devenus la risée du monde. Ils symbolisent aux yeux de la jeunesse africaines, la survivance de réseaux de la Françafrique entretenue par la France en Afrique francophone.

Et pourtant, d’importantes mutations sont intervenues dans le monde, dont Sassou-Nguesso, François Hollande et Michaëlle Jean tardent de prendre entièrement la mesure. L’élection de Donald TRUMP fait bouger les choses que le Congo, la France et l’OIF refusent de prendre en compte. L’axe  du monde a changé Messieurs, et tout le monde le voit sauf vous!

Pour terminer, Sassou-Nguesso a vieilli, mais n’a pas changé. Traumatiser son peuple pour effacer sa déculottée des USA, c’est de la pure folie. Les actions profitables après une telle humiliation devraient d’être: la libération sans conditions de tous les prisonniers politiques et d’opinion, la tenue d’un vrai dialogue des communautés pour vivifier le vivre ensemble, la mise en place d’un gouvernement de large union nationale avec comme Premier ministre un opposant (ex-détenu politique ou d’opinion)…

Par BISHIKANDA DIA POOL

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