//URGENT// – Coups de feu à la prison de Brazzaville
By webmaster1 On 29 Dec, 2016 At 07:35 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

Selon plusieurs sources concordantes, ça tirait, il y a encore quelque temps, à la Maison d’Arrêt de Brazzaville. On ne tirait pas en l’air car le bilan est lourd. Il fait état, au moins, de deux morts : deux gendarmes tués. On signale à afriqueeducation.com que tous les prisonniers politiques sont en place, sauf les ninjas du pasteur Ntoumi qui auraient pris la poudre d’escampette, ainsi que, des détenus dont on ignore le nombre exact.

Tout a commencé vers 13h00 (12hGMT) quand deux membres du parti UPC, Jean Kevin Maboulou, secrétaire du parti, et Florent Yibou, membre de l’organisation, se sont présentés à la Maison d’Arrêt de Brazzaville pour rendre visite à leur président, Paulin Makaya, qui y gît, depuis un an, dans une cellule sans lumière, parcourue par des rats et des cafards à longueur de journée.

La visite terminée une demie-heure plus tard, ces deux militants ont été interpellés, à leur sortie, par des éléments du commandant, Oba Apounou, un proche parent de Sassou Nguesso, qui fait partie des gens qui font la pluie et le beau temps à Brazzaville. Ils ont été conduits vers une destination inconnue. Paulin Makaya qui a cherché à en savoir plus n’a obtenu aucune réponse convaincante des surveillants de prison.

En fait, il s’agirait d’un plan prémédité car Oba Apounou, avant l’arrivée des militants de l’UPC, aurait pris soin d’introduire, discrètement, des éléments, dans la prison, dont la mission qui leur était assignée, est, pour le moment, inconnue. Mais il semblerait, en toute logique, que ces éléments y auraient été introduits pour créer un incident. La preuve de cette version est que de 15 h à 16 h, la Maison d’Arrêt de Brazzaville a connu des tirs nourris qui ont fait, au moins, deux tués parmi les gendarmes.

Résultat, Brazzaville est une ville difficile à vivre en ce moment. Les Brazzavillois n’ont plus la tête à la fête. Les camions des militaires, des gendarmes et des policiers, sillonnent la ville, dans tous les sens. Mais personne ne sait où se trouve, exactement, le danger ? En réalité, c’est le dictateur qui provoque cette psychose car il cherche à occulter son échec aux Etats-Unis. Il ne voudrait pas qu’on en parle même dans les commentaires autour d’une bière. Seulement, des tristes événements de ce soir, à la Maison d’Arrêt.

Il n’y a pas que Brazzaville qui bout. Hier, dans le bourbier du Pool, le sergent, Van Scahel Oka (notre photo), qui étudiait en 3e année à l’Université Marien Ngouabi, a été victime de la barbarie des miliciens du dictateur. Alors qu’il n’avait rien fait à personne. Il s’agit d’un dégât collatéral de la confiscation du pouvoir par le clan mbochi auquel appartient le dictateur. Comme quoi, les Congolais, en cette fin d’année, sont loin d’avoir le cœur aux réjouissances de la Saint-Sylvestre.

Source : http://afriqueeducation.com/politique/congo_brazzaville_coups_de_feu_la_prison_de_brazzaville

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