La France joue son va-tout à quelques mois de la fin de mandat de Ban Ki-Moon pour sauver Sassou-Nguesso
By webmaster1 On 5 Jun, 2016 At 03:16 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo, Economie | With 0 Comments

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Le gouvernement congolais et le représentant spécial de Ban Ki-Moon en Afrique centrale, Monsieur Abdoulaye Bathily, ont lancé ce samedi 4 juin à Kinkala, chef-lieu du département du Pool, une mission conjointe d’évaluation de la situation humanitaire plus de deux mois après les bombardements intensifs de l’armée sur ordre de Sassou-Nguesso. Parce que le Congo ce n’est pas la cerise sur le gâteau, mais le gâteau lui-même pour la France, gâteau qu’elle ne veut pas partager avec les autres puissances qui rodent. Ainsi, la France veut régler au plus vite le conflit congolais avant qu’il ne soit trop trad.

En effet, la France qui va perdre le poste le plus prestigieux des Nations unies, la direction du département des opérations de maintien de la paix, qu’elle occupe depuis une vingtaine d’années, joue son va-tout pour maintenir Sassou-Nguesso au pouvoir dans ce pays, la seule façon d’après elle de pouvoir sauver ses intérêts économiques que personne ne menace d’ailleurs au Congo-Brazzaville. Les États-Unis verraient le changement d’un bon œil à l’ONU et ont entamé une guerre de tranchées contre le responsable onusien français Hervé Ladsous, ce qui fait peur à la France.

Également, la perte par la France du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU ou DPKO en langage onusien, qui lui avait aidé à sauver le dictateur Sassou-Nguesso en 1997 ; oblige François Hollande à trouver d’urgence une solution sur la crise congolaise issue du hold-up électoral avant la fin de mandat de Ban Ki-Moon, pour ne pas perdre définitivement le Congo-Brazzaville.

Voilà pourquoi, l’ONU et la France accusés de non-assistance de peuple en danger, par les Congolais, se réveillent aujourd’hui. Le gouvernement congolais et les agences onusiennes viennent de lancer une mission humanitaire conjointe d’évaluation de la situation dans Pool au Congo-Brazzaville. Pourtant, les opérations militaires qui se déroulent dans le Pool ont occasionné une situation humanitaire préoccupante: des morts des civiles, des déplacements massifs civiles et des destructions massives de leurs maisons. Mais pourquoi avoir attendu plus de deux mois pour agir? La France cherche à mettre fin, au plus vite, à la crise de légitimité issue du hold-up électoral qui commence à montrer sa face cachée au Congo. Puisque c’est François Hollande qui a donné l’ordre à Sassou-Nguesso de changé la constitution qui l’empêchait de se représenter pour un deuxième mandat successif.

Aussi, la nomination, à la fin de cette année 2016, d’un nouveau secrétaire général de l’ONU, devrait modifier la donne. Comme c’est le cas à chaque changement d’administration onusienne, le nouveau secrétaire général va devoir choisir un successeur au français Hervé Ladsous, le patron du département des opérations de maintien de la paix de l’ONU ou DPKO en langage onusien.

A titre d’information, le département des opérations de maintien de la paix, ou DPKO, « chasse gardée de la France ». C’est Kofi Annan, dont Paris ne voulait pas comme secrétaire général, lui préférant Boutros Boutros-Ghali, qui, en échange de la promesse d’un vote en sa faveur, a donné le département à la France. Depuis vingt ans, les Français occupent donc le poste.

Pour terminer, les heures qui suivent seront très dures pour la France qui jusqu’à présent semblait tétanisée par les rumeurs, paraît avoir depuis peu pris conscience, timidement, du désastre imminent. Raison pour laquelle, elle a mandaté Adbdoulaye Bathily au Congo pour la tenue d’un dialogue inclusif entre le pouvoir et l’opposition pour ne pas perdre le Congo-Brazzaville. La France commence-t-elle à avoir peur de perdre le Congo-Brazzaville ?

Par BISHIKANDA DIA POOL

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