Le référendum n’est pas « un passage en force », selon le ministre albinos de Sassou-Nguesso.
By webmaster1 On 27 Sep, 2015 At 09:18 AM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

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 Le ministre congolais de la communication et des médias, porte-parole du gouvernement, M. Thierry Lézin Moungalla, a déclaré, au cours d’une conférence de presse, vendredi à Brazzaville, que le référendum convoqué par le président Denis Sassou Nguesso n’est pas « un passage en force » ou « un coup d’État constitutionnel » pour lui permettre de briguer un 3ème mandat.

Le référendum n’est donc pas « illégal », a affirmé Thierry Lézin Moungalla, ajoutant qu’il contribue à l’évolution des institutions de la République et représente ainsi « la meilleure manière de trancher le débat sur la question de l’évolution ou non des institutions ».

« Il n’est pas illégal et n’est pas « un coup d’État » ou « un passage en force » pour permettre à Denis Sassou N’Guesso de briguer un 3ème mandat », a-t-il martelé.

« Non, il n’est pas encore question de mandat, comme le clame l’opposition radicale congolaise », a poursuivi le porte-parole du gouvernement.

Il a expliqué que le chef de l’État avait décidé d’organiser le référendum « au terme d’un long processus » qui a démarré par les « consultations avec les sages, la convocation d’un dialogue sur la question, la saisine de la Cour suprême et la Cour constitutionnelle qui ont reconnu au président le pouvoir de recourir au référendum pour l’évolution des institutions ».

Mais le référendum est plutôt mal vu par la communauté internationale. A ce sujet, Thierry Lézin Moungalla a fait observer qu’après 55 ans d’indépendance, « les Congolais sont devenus majeurs ».

« Les affaires du Congo ne seront réglées que par les Congolais », a-t-il dit, soulignant qu’ »on ne peut défendre à un peuple de faire évoluer ses institutions ».

Selon le porte-parole du gouvernement, les restrictions, notamment la limitation du mandat présidentiel à deux et l’âge d’accès à la magistrature suprême fixé à 40 ans (…), contenues dans la constitution du 20 janvier 2002, adoptée au sortir de la guerre civile de 1990, n’ont plus leur raison d’être depuis que la paix est revenue dans le pays.

« Aujourd’hui, le pays s’est reconstruit, le Congolais vit dans la paix. Il faut donc tout revoir pour permettre, par exemple aux jeunes, de briguer eux aussi la magistrature suprême », a assuré Thierry Lézin Moungalla.

Il a appelé « l’opposition à se mobiliser et à mobiliser ses militants pour aller vers la révision des listes électorales, dans le respect des lois et des institutions de la République ».

« Les pouvoirs publics garantiront les conditions de transparence et d’équité des compétitions électorales à venir, notamment le référendum qui sera convoqué après la mise en forme du texte de la loi référendaire par la commission qui sera mise en place, et la présidentielle de 2016 puisque le président élu doit prêter serment le 14 août 2016″, a-t-il ajouté.

« Le processus démocratique étant engagé, les uns et les autres devront se pilier à cet exercice (…) dans la paix et la sérénité », a-t-il conclu.

Par SUKISSA avec APA

 

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