(Congo-Brazzaville) Si les Congolais arrêtent la communication sur le respect de la constitution, ils perdront face à Sassou-Nguesso.
By webmaster1 On 20 Sep, 2014 At 06:48 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

assisesdzon

Les Congolais ne forment pas seulement une Nation, comme on le dit souvent mais une unité, une entité collective. Il est donc normal de défendre notre pays contre un ennemi commun, qui veut continuer de le détruire. De ce fait, le débat sur le respect des articles 57, 58 et 185 de la constitution a ouvert une ère nouvelle d’une réelle prise de conscience politique ; à la fois, au Congo et dans sa diaspora. Et, ne pas défendre cette constitution aujourd’hui, c’est être déphasé et déconnecté politiquement. Notre avenir réside dans la communication pour le respect de la constitution. Mais, les actions des certains politiques (l’opposition en trompe-l’oeil) appauvrissent ce travail. Une sorte de confusion ou de contradiction s’instaure alors.

En effet, il n’y a pas une crise des institutions qui nécessite un changement de constitution avant 2016 au Congo. Par contre, pour se maintenir au pouvoir, Denis Sassou Nguesso doit provoquer une crise qui fragiliserait le système de valeurs, qu’il a établi après son coup d’État en 1997, afin de le rejeter. Si les Congolais le suivent et acceptent ces conneries, la constitution sera abrogée, mondifiée ou revisée. Mais cette constitution demeurera tant qu’ils restent des Congolais qui entonneront la chanson d’Amand MAMDZIONO : « touche pas à ma constitution, constitution yo ya ku shimbi…». Donc, aucun n’autre Congolais ne menace la légitimité constitutionnelle.

Ceci dit, deux idéologies s’affrontent au Congo : c’est là où réside les menaces actuelles sur la constitution. Le Congo n’est pas un pays anormal qui a du mal à respecter ses constitutions, et qui a besoin d’un dialogue inclusif pour sortir de la crise. Cette image que Dzon et Malekat veulent coller à ce pays, n’est pas la réalité. Le problème du Congo, c’est Denis Sassou Nguesso. Il faut le dire avec force, Sassou-Nguesso n’est pas un président comme les autres. Cher Malékat et cher Dzon, vaut mieux vivre pauvre dans un Congo sans Sassou-Nguesso que dans l’opulence, en l’aidant à tripatouiller la constitution, pour un troisième mandat successif. Nos actions doivent se présenter comme une suite de clips d’actualité, de séquences très courtes, qui font la promotion des articles 57, 58 et 185 de la constitution.

Comme dit le dicton, « le diable est dans les détailles ». Il semble être évident que, ce que l’on voit au Congo, chez l’opposant principal autoproclamé, c’est-à-dire Mathias Dzon, et ce que l’on observe dans la diaspora congolaise de France, chez le leader fabriqué par les majeurs politiques incapables de la diaspora de Paris, à savoir Jean-Luc Malékat ; est tout sauf de la communication politique autour du respect des articles 57, 58 et 185 de la constitution. Même si, d’après eux, leurs actes donnent des résultats que nous ne pouvons constater, ils ne peuvent nous être vraiment bénéfiques dans la bataille contre le tripatouillage de la constitution. La recherche d’un poste ministériel auprès de Sassou-Nguesso est tellement bien ancrée dans les profondeurs de leurs êtres, qu’il faudrait de la puissance d’une bombe atomique pour les détruire.

C’est triste de le dire, au Congo-Brazzaville, le leader c’est celui qui est investi tout d’abord par son ethnie, par sa tribu, par son département et par son espace géographique. C’est la femme ou l’homme dans lequel, consciemment ou inconsciemment, chacun se retrouve. Grâce à son influence, à son art de la vision. Or, Malékat et Dzon sont incapables de créer un courant attirant les nordistes autour d’eux. Ils sont incapables de gagner leur confiance, et de formuler une vision claire sur le respect de la constitution. Pour faire simple, ils n’ont pas de charisme suffisant pour opérer autour d’eux un ralliement des autres Congolais. Ceux qui ont fabriqué Jean-Luc Malekat, découvrent que leur produit n’est pas comestible politiquement. Il ne pèse pas dans son département de la Likouala. Dzon et Malékat sont dépourvus de base électorale.

Raison pour laquelle, à quelqu’un qui parlait de la puissance de Rome, Staline aurait simplement posé cette question : « Le Vatican, combien de divisions ?  ». Cette question ironique, assurément non dénuée de pertinence, mérite d’être posée aussi aux majeurs incapables de la diaspora de Paris, qui ont fabriqué cet O.P.N.I (objet politique non identifié) : « Jean-Luc Malékat, combien de nordistes a-t-il derrière, et combien a-t-il emmené aux assises ? ». On ne peut pas prétendre être leader politique au Congo, sans base électorale dans son département d’origine. La politique, c’est le domaine de rapport de forces électorales. Avant de chercher de gagner la confiance du Pool ou du Niboland, il faut que Malékat cherche d’abord à gagner celle de ses frères et soeurs de la Likouala.

Parce que, dans toute l’histoire politique du Congo, les leaders politiques ne s’autoproclament pas et, ils ne sont jamais fabriqués. Ils sont le fruit d’une longue lutte politique, par rapport à une cause bien déterminée. En cette période de bataille contre le tripatouillage de la constitution, est leader politique, celui qui fait de la communication sur le respect de la constitution, et qui met des couleurs dans la grisaille de la peur des Congolais. Comme son nom l’indique, le leader est celui qui est investi par le groupe, celui dans lequel, consciemment ou inconsciemment, chaque congolais se retrouve sur cette question du respect de la constitution. Donc, c’est cette communication autour du respect de la constitution, qui désigne le leader.

Mais, les moyens pour faire rire sont indénombrables au Congo. Il y a ceux qui s’éclatent de Dzon, parce qu’il (Dzon) est totalement déphasé politiquement, par rapport à la question du respect de la constitution. C’est un homme du passé qui est réduit à servir Sassou-Nguesso, son chef de gang politique jusqu’à la mort. Lorsqu’il demande publiquement un dialogue inclusif assorti d’un gouvernement d’union nation, dont le Premier ministre reviendrait à l’opposition et la présidence à son chef de gang ; notre opposant autoproclamé confirme qu’il est aussi membre du gang politique qui tient le Congo en otage. Dzon n’est pas exactement l’opposant qu’il s’autoproclame publiquement. Ce monsieur est un comique politique, qui joue des sketchs politiques pour donner un troisième mandat présidentiel à Denis Sassou Nguesso. Également, Dzon fait partie des gangsters qui ont ramené Sassou-Nguesso au pouvoir en 1997. Il a du sang dans les mains comme son chef de gang. Dzon a tué et détourné des milliards de Cfa du Congo, pour financer le coup d’État de Sassou-Nguesso.

Pour terminer, si les Congolais arrêtent la communication sur les articles 57, 58 et 185 de la constitution, ils vont perdre face à Sassou-Nguesso. Jusqu’à aujourd’hui, Dzon et Malekat refusent de faire cette communication dans leurs départements respectifs. Ils passent leur temps, dans leurs réunions, à colporter les informations de caniveau sur le prochain remaniement gouvernemental au Congo. Pourtant, c’est par la communication autour de la non-modification de la constitution que nous allons réveiller les Congolais de leur torpeur. Nous devons séduire les Congolais, et pour cela, il faut mettre les formes, faire comme les publicitaires. L’accent doit être mis sur le respect de la constitution et sur le discours de Barak Obama aux chefs d’État africains, lors du sommet Usa-Afrique. Si nous ne nous mobilisons pas, c’est les autres, c’est Sassou-Nguesso et son opposition en trompe-l’oeil qui vont encore pourrir nos vies.

 

Par BISHIKANDA DIA POOL

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