La retraite de SASSOU NGUESSO en 2016, un défi que les Congolais victimes de ses conflits d’intérêts devraient relever.
By webmaster1 On 29 Apr, 2013 At 02:53 PM | Categorized As A la Une, Articles, Congo | With 0 Comments

Villa_famille_Sassou_-_OyoIMG_6599 1Les Congolais devraient s’y préparer car, SASSOU NGUESSO veut modifier la constitution pour rester éternellement président du Congo, lui partant que les articles 57 et 58 de ladite constitution interdisent de se représenter en 2016 pour des raisons de deux septennats successifs et de dépassement de l’âge exigé à savoir 70 ans. Il aura 73 ans à la prochaine élection présidentielle en 2016.

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Le Congo de SASSOU NGUESSO n’est servi que par un petit clan et laisse à la marge beaucoup de ses enfants talentueux. Ce monsieur n’a jamais œuvré pour plus de justice sociale et pour l’accès de tous aux droits de tous car, ses conflits d’intérêts accumulent et aggravent les inégalités qui figent et sclérosent la société congolaise.

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Sa grosse fortune provocatrice amassée sur le dos des Congolais par des nombreux conflits d’intérêts, prive ce pays d’énormes ressources pour faire face aux besoins sociaux des populations les plus fragiles. Si tel est le cas, pourquoi voulez-vous que les Congolais acceptent la modification de la constitution pour celui qui est à l’origine de leur malheur alors que la constitution l’envoie à la retraite ?

 

Tout d’abord, qu’est-ce qu’un conflit d’intérêts ?

On peut définir le conflit d’intérêts comme étant une situation dans laquelle une personnalité (fonctionnaire, ministre, député, président…) tire un profit personnel grâce à sa fonction alors qu’il est payé pour faire autre chose. Toutefois, en matière de conflit d’intérêts, la définition qui semble être plus complète est celle du Conseil de l’Europe qui affirme : «un conflit d’intérêts naît d’une situation dans laquelle un agent public, un élu a un intérêt personnel de nature à influer ou paraître influer sur l’exercice impartial et l’objectif de ses fonctions officielles».

 

En clair, on parle de conflit d’intérêts quand il y a un mélange de genres ; quand un élu ou un fonctionnaire confond sa caisse avec celle de l’État ; quand se prévalant de sa fonction, il s’attribue des privilèges ou il en fait profiter à d’autres, la plupart du temps à ses proches : enfants, femmes, amis et partis politiques.

 

Cela dit, le conflit d’intérêts est un crime économique qui est condamné par la justice et, les signes révélateurs de ces crimes existent bel et bien au Congo de SASSOU NGUESSO. De ce point de vue, le pouvoir en place au Congo qui n’arrête pas les fonctionnaires et les élus qui ont tendance jusqu’à maintenant de confondre leurs caisses personnelles à celles de l’État congolais et, qui considèrent leurs proches comme les seuls héritiers du patrimoine national ; encouragent les conflits d’intérêts.

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Par exemple, il est inadmissible que les enfants, les neveux et oncles de SASSOU NGUESSO puissent gérer le pétrole congolais, il est indemnisable qu’ils gèrent les grandes entreprises publique ou privée qui sous-traitent avec l’État congolais pour la simple raison que leur père, oncle et neveu est président de la République. Il est inadmissible que sa femme soit la marraine des municipalisations accélérées. Il n’est également inadmissible que des élus (maires, députés, ministres ou président) qui gagnent moins de 10.000 € par mois puissent avoir un train de vie de milliardaire. D’où vient tout cet argent ? Nous ne nous étonnons pas, mais dans un autre pays ça devrait faire l’objet d’un grand scandale.

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Toutefois, SASSOU NGUESSO a généralisé le conflit d’intérêts au Congo, décomplexé le mélange des genres et imposé la gestion clanique au point que jamais le Congo n’a connu un tel climat de corruption marqué par la collusion entre l’argent, les lobbys (pétrolier, financier et industriel) et la gestion de l’État. Avec de tels comportements, ce monsieur, ses enfants et ses ministres seraient déjà sous le coup de la loi pénale et entrain de moisir en prison dans un pays autre que le Congo.

 

Voilà pourquoi, son départ et celui de la génération de papys politique en 2016 est une chance qui permutera la restauration de l’indépendance de la justice et, avec elle la confiance des Congolais dans la république. Parce que SASSOU NGUESSO ne décourage pas ses ministres à pratiquer le conflit d’intérêts mais, les encourage. C’est d’ailleurs lui d’après la rumeur qui a conseillé aux ministres originaires du POOL, ELLOT MAMPOUYA, MVOUBA et consorts, de profiter de leurs fonctions de ministre pendant la municipalisation accélérée pour construire des villas pharaonique à KINKALA. Drôle de pratique !

 

Plus graves encore, lui et ses ministres qui devraient incarner de façon exemplaire l’intérêt général par leurs fonctions, sont le premier responsable de cette relation trouble entre l’argent des lobbys et le pouvoir. Le décalage entre leurs attributions du président de la République du Congo ou des ministres et les biens mal acquis confirme les conflits d’intérêts de la famille NGUESSO, de ses ministres, ces maux qu’ils prétendaient combattre en tant président ou ministres.

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Egalement, SASSOU NGUESSO profite et fait profiter les richesses du Congo à une minorité seulement. Les besoins des Congolais sont multiples, mais mal connus par son gouvernement. SASSOU NGUESSO n’a jamais œuvré pour plus de justice sociale particulièrement pour les plus fragiles et pour les plus pauvres. Tous ses discours sur l’accès de tous aux droits de tous ne sont que du pipo. Les inégalités initiales des Congolais s’accumulent et s’aggravent dans notre pays parce que SASSOU NGUESSO a bloqué l’ascenseur social et laissé les autres Congolais à la marge.

 

Un dur constat pour le Congo: tous les Congolais reconnaissent aujourd’hui que les conflits d’intérêts de SASSOU NGUESSO, de ses enfants, de ses ministres ont augmenté la misère dans le pays. Au Congo, la pauvreté a rapidement crû depuis le retour de SASSOU NGUESSO au pouvoir. Aucun département du Congo n’est épargné. Chaque jour, des millions des Congolais en plus sont touchés et s’ajoutent aux sinistrés des conflits armés : les victimes des explosions de dépôts d’armes à MPILA, les victimes des inondations, les victimes des crashs d’avion, les victimes des insalubrités de la ville Brazzaville et Pointe Noire.

 

 

 

De ce fait, le Congo ne peut plus faire face à aucune catastrophe parce qu’il existe plus dans ce pays des services sociaux, des maisons de solidarité et des associations subventionnées par l’État, capables d’assurer la solidarité nationale. Par sa mauvaise politique, SASSOU NGUESSO envoie chaque jour à la pauvreté plus de 80% de la population congolaise.

 

« A vrai dire, la préoccupation essentielle africaine est la personne humaine. Il s’agit sans doute pour les États de développer des cultures, des techniques, des industries, mais il s’agit surtout, pour eux, de mettre l’homme en mesure de pouvoir devenir librement tout ce qu’il doit être, compte tenu de tout ce qu’il est, de participer davantage, d’une manière personnelle et responsable au devenir de sa communauté… », Discours-testament du président Fulbert Youlou aux Africains le 15 décembre 1960.

 

Tout compte fait, SASSOU NGUESSO a échoué parce que sa préoccupation première n’est pas la personne humaine dans toute sa dimension mais le conflit d’intérêts, l’argent, « le BOUKOUTAGE ». Il y a un rapport entre la pratique des conflits d’intérêts et la pauvreté dans le pays, entre l’enrichissement du clan SASSOU NGUESSO et la misère des Congolais. L’argent qui devait servir à la solidarité et au développement est toujours détourné par les gouvernants, par ses enfants et par ses amis politiques. Ils disent être frappés par la pauvreté des Congolais, mais lesquelles qui sont à l’origine de cette dernière : c’est sont eux !

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C’est pourquoi, si SASSOU NGUESSO modifie cette constitution, ce sont d’abord les retraités, les enfants, les jeunes, les étudiants, les sinistrés des conflits armés et des catastrophes naturelles qui subiront les coups les plus durs car, ce monsieur a toujours pratique le conflit d’intérêts à la tête de la nation. C’est lui qui a officialisé cette pratique qui est devenue une mode. De plus en plus, les problèmes s’accumulent pour les plus fragiles : logement pour les sinistrés, santé, emploi pour les jeunes, pension pour les retraités. Personne n’est là pour les accompagner. Les plus fragiles craquent car l’État congolais entre la main de SASSOU NGUESSO n’aide personne. Les Congolais n’osent même plus appeler au secours, il n’existe pas de solidarité au Congo. L’argent du Congo nous le voyons seulement à la télévision : bien mal acquis, voiture de luxe, construction pharaonique dans le pays.

 

Enfin, la pratique des conflits d’intérêts par SASSOU NGUESSO empêche le Congo d’être autosuffisante et de satisfaire les besoins fondamentaux de la population en tout et pour tout. Ces personnes qui sont dans la grande pauvreté, c’est la conséquence des conflits d’intérêts sur le pétrole. Ceux qui pensent que SASSOU NGUESSO ne doit pas partir à la retraite en 2016, nous aimerions qu’ils regardent autour d’eux, et d’être attentif aux supplications douloureuses des Congolais maintenus dans la misère par son système. Ils verront qu’il n’y a pas de chaine de solidarité autour d’eux pour les arracher à la misère. Donc le départ de SASSOU NGUESSO à la retraite en 2016, est un défi que toutes les victimes de ses conflits d’intérêts devraient relever.

Sukissa avec les patriotes

 

 

 

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